ASL Suberaie varoise : Une activité diversifiée au service de la forêt et de la filière liège

Publié le 26 juin 2019

Autour du président de l’ASL Claude Audibert, équipe, adhérents et partenaires de l’association ont fait le bilan d’une année riche d’activités lors de l’assemblée générale, du 4 juin au Plan de La Tour.

Sur tous les fronts, l’ASL Suberaie varoise multiplie les initiatives, au plus près du terrain et des propriétaires. Le 4 juin au Plan de la Tour, l’assemblée générale de l’association a permis de faire le point sur les nombreuses actions engagées.

Des travaux de réhabilitation à la mobilisation de produits forestiers, l’ASL Suberaie varoise mène un important travail en faveur du développement forestier. Comme en témoigne le bilan d’activité 2018, elle est très active et très présente sur le terrain. L’an dernier, l’association a notamment renforcé ses actions d’animations foncières, ce qui lui a permis d’enregistrer 21 nouvelles adhésions, pour une surface de 1 199 hectares. L’ASL regroupe ainsi désormais 256?propriétaires pour près de 13?000?ha.

Sur le terrain des incendies de 2017

Suite aux incendies de 2017, l’équipe de l’association, en lien avec les collectivités locales, est notamment allée à la rencontre des propriétaires sur les zones touchées par le feu à Bormes-les-Mimosas, La Londe, Hyères, la Croix-Valmer et Ramatuelle. Des travaux de nettoyage et de réhabilitation ont ainsi pu être conduits sur une surface de 102 ha. Exemple au Cap Lardier, entre la Croix-Valmer et Ramatuelle, où la démarche a permis l’adhésion de trois nouveaux propriétaires, pour une surface de 72 ha. Là, suite à une étude commanditée par la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez, l’intervention de l’ASL a débouché sur l’exploitation de 577 tonnes de pins brulés. Une deuxième tranche de travaux, programmée pour l’hiver 2019, doit permettre d’exploiter 1 390 tonnes supplémentaires.

Au total, les différentes activités de travaux (interventions post-incendie, protection incendie, régénération et remise en production des subéraies, rénovation de la châtaigneraie en partenariat avec les Syndicat des producteurs de châtaigne du Var, travaux sur piste, amélioration de la biodiversité…) ont porté sur 173 ha. Les travaux sont, en moyenne, supportés à 80 % par les propriétaires, avec des soutiens publics de la Région, de l’état, de l’Europe ou du Département. “Les financements privés ont du mal à se mettre en place, et seulement 7 % des travaux ont été financés sur des taxes de compensation au défrichement”, note à Chloé Mona, ingénieur forestier et directrice de l’ASL.

Une activité toujours plus dynamique

Pour ce qui concerne la mobilisation de produits forestiers, l’association enregistre, sur 2018, une augmentation de 40 % de bois exploités, notamment en lien avec les travaux de réhabilitation après incendies. Près de 8 000?tonnes de bois ont pu être exploitées dont 68 % de pin vert, 22 % de bois, brulé, 9 % de chêne-liège vert et 1 % de bois de chauffage. 43 % du bois exploité sont allés aux prestataires, pour équilibrer les coût de nettoyage. Pour le reste, 49 % du tonnage vendu par l’ASL ont été achetés par la centrale biomasse de Brignoles, qui a absorbé la quasi-totalité des bois brûlés, et 12 % ont alimenté Maures Bois Energie, dont l’ASL a repris la gestion en 2017. L’association assume, en effet, la gestion de la plateforme de bois énergie, essentiellement dédiée à la fabrication de plaquettes forestières, mais aussi de paillages de bois de chêne-liège, qui permet de valoriser les bois issus de coupes d’entretien et divers travaux forestiers. Plus de 600 tonnes de bois de chênes liège ont ainsi pu être exploitées. Maures Bois Energie fournit 14 chaufferies en plaquettes, et 170?clients en paillages.

Les volumes de liège femelle mobilisés ont aussi progressé, pour atteindre 130 tonnes en 2018, soit une augmentation de 24 %. 76 % du tonnage ont été commercialisés dans le cadre du contrat pluriannuel avec le bouchonnier Diam Bouchage. Celui-ci a été renouvelé pour la période 2018-2020, pour 100 à 150 tonnes de liège chaque année. “L’entreprise fabrique des bouchons à partir de liège trituré, nettoyé et réaggloméré. Le procédé nous permet donc de valoriser du liège femelle de toutes qualités, à un tarif qui varie en fonction des rendements et des conditions de terrain, mais qui reste au-dessus des cours et permet de rémunérer correctement les propriétaires”, indique Chloé Monta.

Gabrielle Lantes


Les travaux de réhabilitation à la mobilisation de produits forestiers, l’ASL Suberaie varoise mène un important travail en faveur du développement forestier.

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