Concours général agricole : 625 vins présélectionnés pour la finale parisienne

Publié le 15 février 2022

1 165 échantillons ont été dégustés par quelque 260 jurés, les 2 et 3 février à Brignoles. © G. Lantes

Annulé l’an dernier en raison de la situation sanitaire, le Concours général agricole fait son grand retour ! La course à la médaille a débuté dans le Var avec la présélection des vins, organisée les 2 et 3 février à Brignoles.

C’est parti pour la 130e édition du Concours général agricole (CGA) ! Et dans le Var, comme le veut l’usage, ça commence avec l’incontournable étape de présélection des vins qui iront en finale à Paris pendant le Salon international de l’agriculture (Sia).

Cette année, ils sont 237 vignerons, dont 16 concourent pour la première fois, à avoir présenté pas moins de 1 165 échantillons de rosé, rouge et blanc lors de cette présélection varoise. Pour faire face au contexte sanitaire, la Chambre départementale d’agriculture qui organise l’évènement – en lien avec l’ensemble de la filière et sous la responsabilité des services de l’État – avait programmé pas moins de cinq sessions de dégustations sur deux jours.

Dans les locaux de l’Institut coopératif du vin (ICV), qui assure par ailleurs le prélèvement des échantillons en lice, les jurés se sont passé le relais les 2 et 3 février pour tour à tour déguster AOC Coteaux varois en Provence, IGP du Var, AOC Bandol et AOC Côtes de Provence. “C’est une très bonne chose de pouvoir faire cette présélection, et on a organisé la dégustation de sorte à garantir le bon déroulement des opérations“, souligne Olivier Roux, secrétaire général adjoint de la Chambre d’agriculture du Var. Le concours est très important pour le monde agricole. “On est sur une participation stable du monde viticole, avec près de 1 200 échantillons, malgré une météo capricieuse qui n’a pas été favorable à la production. Cela montre l’attachement de la profession au CGA, qui est une vitrine pour les produits et une reconnaissance du travail réalisé“, se réjouit-il.

Un concours très attendu

Regroupés par table d’au minimum trois dégustateurs – chacune dédiée à une appellation ou dénomination viticole – 260 professionnels du vin et consommateurs avertis ont passé chaque échantillon au crible de la dégustation, afin d’en sélectionner un maximum de 60 % en vue de la finale. “La sélection est difficile, on est sur un joli millésime, avec des vins aromatiques et des nuances bien maîtrisées. C’est parfois un petit manque d’élégance qui va faire la différence, mais on est globalement sur une belle qualité“, commente Laurence Hugou, directrice de l’ICV, à l’issue de la dégustation d’une série d’AOC Coteaux varois en Provence rosé. En rouge, “il y avait de jolis vins gourmands qui s’annoncent prometteurs pour Paris“, indique pour sa part Thomas Giroud, directeur de l’appellation. “Le nombre d’échantillons donne une belle vision d’ensemble de la production. Le CGA est l’un des concours les plus attendus par les vignerons. Les producteurs l’espéraient avec impatience, après l’annulation de celui de l’an dernier“, apprécie-t-il par ailleurs.

Si le jury est majoritairement composé de professionnels, des consommateurs avertis ont aussi à cœur de valoriser les vins des terroirs du Var. À l’image de Gabrielle Choisy, qui a pu apprécier le caractère des vins de Bandol rouges. Issue d’une famille d’agriculteurs, elle a travaillé pendant 25 ans dans le tourisme dans le département, et appréciait alors déjà de pouvoir travailler avec la filière viticole. Elle participe en tant que consommatrice avertie à plusieurs concours, depuis maintenant huit ans. “J’ai toujours la terre dans le sang. Quand j’ai arrêté le tourisme il y a une douzaine d’années, j’avais en projet de monter ma maison d’hôtes autour du vin et des produits du terroir. Je me suis donc formée à l’Université du vin. Aujourd’hui, en partenariat avec des domaines, je propose une dizaine de forfaits qui valorisent les produits viticoles“, raconte Gabrielle Choisy. En parallèle de son activité professionnelle, elle est une jurée fidèle du CGA section vins. “C’est très intéressant et important de défendre ce savoir-faire. Cela fait partie de notre cadre de vie. Il faut le mettre en valeur pour que la viticulture continue d’exister le plus longtemps et le mieux possible“, explique cette passionnée.

Rendez-vous au salon de l’agriculture

À l’issue de la dégustation, un total de 625 échantillons (372 en rosé, 143 en blanc et 110 en rouge) a été sélectionné pour représenter les couleurs du département lors de la finale parisienne, programmée le 26 février lors du Salon international de l’agriculture. Douze producteurs participent aussi aux concours des produits dans les catégories bières, miels, huîtres, apéritifs, eaux-de-vie et rhums. Sans compter les oléiculteurs, dont la participation au CGA est gérée par l’interprofession France Olive. Deux artisans bouchers du département concourent également cette année. La Chambre d’agriculture du Var sera elle aussi présente au SIA, sur le stand de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, où l’oléiculture sera notamment représentée par le Comité de promotion des huiles d’olive du Var. “Nous sommes très contents de monter au Salon. C’est une vraie fête de l’agriculture qui permet de mettre en valeur notre département et toutes les filières qui font la richesse de notre agriculture“, apprécie Olivier Roux.

Gabrielle Lantes


ViticultureConcours général agricole présélection vins médailles palmarès Salon international de l'agriculture