Des actions collectives pour préparer l’avenir de la filière fleur coupée

Publié le 27 mars 2019

A la tribune, les élus de Hyères, de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, et de La Crau entouraient le président de Hyères Hortipole.

Malgré des marges budgétaires réduites, Hyères Hortipole mène de nombreux projets collectifs au service de la filière horticole. Le 14 mars, à la Sica Marché aux fleurs de Hyères, l’assemblée générale de l’association a été l’occasion de dresser le bilan de l’année 2018, et de faire le point sur les actions en cours.

“Cette année 2018 marque un retour dans la stabilité de l’équipe de Hyères Hortipole ; ce qui nous a permis de travailler plus sereinement sur nos différentes missions. Néanmoins, comme vous le savez, les financements publics ont tendance à se raréfier, et ils ont beaucoup diminué ces dernières années”, introduit Pascal Portella, président de Hyères Hortipole, dans son rapport moral.

Si l’association bénéficie des financements de la mairie d’Hyères, la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM), le Conseil départemental, l’Etat au titre du contrat plan Etat-Région, ou encore le Conseil régional et le fonds européen Feder, la baisse des fonds publics limite les marges de manœuvre. Au volet financier, bien que l’exercice 2018 se solde sur un résultat positif de 4?193 €, les inquiétudes demeurent. “Nous avons réduit nos charges au maximum, mais au niveau des subventions cela devient limite. C’est très tendu, et la crainte, c’est que nous ne puissions pas forcément assurer toutes nos missions dans les années à venir”, souligne Pascal Portella, en remerciant les financeurs, et en insistant sur le soutien de la Sica Marché aux fleurs (MAF). “Ces contraintes budgétaires que subissent les différentes structures de la filière fleur coupée doivent nous encourager à unir nos efforts”, plaide-t-il.

Et c’est bien l’objet de l’activité de Hyères Hortipole : fédérer les forces pour conduire des actions collectives au bénéfice de la filière. L’association réunit ainsi 260 membres producteurs ainsi que différents acteurs de la filière et du territoire, autour de huit membres actifs – Scradh, Sica MAF, PhilaFlor, Chambre d’agriculture du Var, Ville de Hyères, Ville de La Crau, Crédit agricole Provence Côte d’Azur, CerFrance Provence ; un membre associé, l’Agricampus Var – et deux membres invités que sont le Syndicat horticole du Var et le Syndicat agricole et horticole de Hyères.

Contrôle qualité : un engagement solide

L’une des principales missions de l’association concerne la marque qualité Hortisud, à laquelle adhèrent aujourd’hui 260 producteurs, représentant un chiffre d’affaires de 17,8 M€ pour 16 espèces sur le Marché aux fleurs de Hyères. La démarche, créée il y une quinzaine d’années, est basée sur le volontariat, et engage les producteurs adhérents à respecter le cahier des charges, établi pour chacune des espèces de la marque, en matière de qualité, de morphologie, de conditionnement ou de conduite culturale. Dans ce cadre, Hyères Hortipole garantit (en collaboration avec le groupement de producteurs PhilaFlor et la Sica) le contrôle qualité des produits afin de s’assurer que les fleurs apportées au Marché sont conformes aux critères fixés. “Ce contrôle est quotidien, et se fait en temps réel. Les résultats sont transmis directement aux producteurs, et en fonction du problème détecté en salle de vente pour un éventuel déclassement ou retrait du produit. Le but est aussi d’accompagner les producteurs dans la correction du problème, grâce aux techniciens de PhilaFlor”, explique Anne-Marie Métal, chargée du contrôle qualité pour Hyères Hortipole. Depuis 2015, la marque est par ailleurs certifiée ‘Fleurs de France’. En parallèle, Hyères Hortipole assure des tests de tenue en vase, dans le cadre de la Charte qualité France. 450 ont été réalisés l’an passé. Une activité en progression de 23 %, en lien avec l’augmentation du nom-bre de producteurs de pivoine, et l’intégration du mimosa et de la tulipe dans la démarche.

Hortisud est aussi un support de communication important pour la production. Des actions de promotion sont ainsi déclinées auprès des acheteurs professionnels, pour renforcer la notoriété de la marque, grâce notamment à un site internet dédié, qui a été récemment refondu. La marque permet aussi de communiquer auprès des fleuristes, par le biais du Club Hortisud, qui rassemble 600 clients fidèles de la Sica MAF, auxquels sont distribués des kits de communication permettant de promouvoir la marque auprès des consommateurs, également sensibilisés, via l’identité “Le Var, la terre des fleurs”.

Gabrielle Lantes


HorticultureHyères Hortipole horticulture fleur coupée assemblée générale