Enseignement agricole : une rentrée positive et porteuse de nombreux projets

Publié le 18 septembre 2019

Le lycée agricole de Hyères espère franchir le cap des 500 élèves l’an prochain.

Élèves et équipes pédagogiques ont fait leur rentrée sous les meilleurs auspices dans les établissements d’enseignement agricole du département.

“Le train est sur les rails et c’est reparti !”, lance le directeur de l’Agricampus du Var, Philippe Capillon. Cette rentrée, qui ne suscitait aucune inquiétude particulière, s’est déroulée sans encombre à Hyères comme aux Arcs, les deux sites de l’établissement public local. Aux Arcs, les effectifs restent stables, et à Hyères, le lycée accueille cette année près de 500 élèves. “Quand on est arrivé il y a deux ans avec le directeur adjoint, Fabrice Blanquet, ils étaient 413, ils sont 494 cette année. On espère franchir le cap des 500 tranquillement l’an prochain”, se réjouit Philippe Capillon.

Au niveau de la formation pour adulte, tous les BPREA du Centre de formation professionnelle et de promotion agricoles (CFPPA) font le plein, que ce soit dans les métiers de l’agriculture, des services ou dans le secteur environnement. Les effectifs continuent, par ailleurs, de progresser au sein de l’Unité de formation des apprentis (UFA) de Hyères, qui devrait dépasser les 300 apprentis cette année. Les deux classes d’apprentissage des Arcs sont également pleines. “Cela va dans le sens de la réforme”, apprécie le directeur de l’Agricampus.

Agricampus : des effectifs en hausse et des perspectives d’avenir

Sur la partie lycée, le nouveau bac à portail scientifique fait aussi le plein, tout comme le bac STAV. Restent seulement quelques places en production horticole et en seconde professionnelle vigne et vin. Si les signaux sont au vert, pas question néanmoins pour les équipes de l’Agricampus de se reposer sur leurs lauriers. Le recrutement continue de faire l’objet d’une politique dynamique. “On s’interroge en particulier sur le CAP des métiers de l’agriculture, pour lequel on a énormément de candidats. Ils étaient 32 pour 16 places, et la rentrée se fait finalement avec 11 élèves. Il semble que l’on ait encore besoin de faire connaître cette filière et on y travaille, notamment auprès des principaux de collège. D’autant que l’on a de belles réussites. Au-delà des bons résultats enregistrés aux examens, cela ouvre des perspectives aux jeunes qui, à la sortie, trouvent des emplois ou poursuivent sur un bac pro. Il faut s’interroger, mieux communiquer, peut-être faire évoluer ce CAP”, détaille Philippe Capillon.

L’EPL a aussi la volonté de développer les filières de services à la personne et de tourisme en milieu rural. Un BTS autour de la commercialisation des vins et spiritueux est également à l’étude. Tout cela fera l’objet de réflexion plus poussée dès novembre, dans le cadre du travail qui va s’ouvrir pour définir le projet de l’établissement pour les cinq prochaines années. Avant cela, le challenge de l’Agricampus, sorte de journée d’intégration, viendra donner le ton de cette année scolaire, notamment placée sous le signe de la coopération internationale, avec un important projet d’échange sur la viticulture et l’horticulture avec une délégation argentine.

LEAP Provence Verte : un projet global

À Saint-Maximin, au lycée d’enseignement agricole privé de la ‘Provence verte’, Christian Brayer est lui aussi un directeur comblé. “Nous sommes très heureux, avec des élèves un peu timides au départ, mais bien présents, des parents sympathiques et une équipe expérimentée et dynamique tournée vers une dimension sociale positive”, s’enthousiasme-t-il. 520 lycéens, 55 apprentis et 36 jeunes en formation pré-apprentissage ont fait leur rentrée au sein du LEAP. La filière de l’élevage enregistre notamment un joli succès, et la viticulture reste toujours très prisée, même si les demandes ont été un peu nombreuses cette année. Les services à la personne fonctionnent aussi très bien. Dès septembre 2020, une deuxième classe de seconde générale doit ouvrir ses portes pour le nouveau bac général, avec en choix de spécialités, maths, bio-écologie et physique-chimie. Le bac STAV séduit, en revanche, un peu moins.

Gabrielle Lantes


Le LEAP de Saint-Maximin ambitionne d’accueillir 150 apprentis d’ici cinq ans.

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