Loup : une double attaque chez Guillaume Menut

Publié le 07 janvier 2020

La population européenne de loups est estimée à 17 000 individus. Cette population pourrait doubler dans les années à venir.

Guillaume Menut, de l'EARL ‘La Raphèle’ à La Verdière, a subi coup-sur-coup deux attaques de loup, dans la nuit du 16 au 17 décembre, puis du 20 au 21.

La première fois, ils ont égorgé six brebis, la seconde, plus d’une vingtaine. Depuis cinq ans, cet éleveur a été con­fronté à plus d'une vingtaine d'attaques, que ce soit dans les collines varoises où pâturent ses brebis, ou dans les champs qui entourent sa bergerie. Pour Claude Font, secrétaire général de la Fédération nationale ovine (FNO) en charge du dossier prédation, “avec ces attaques en bergerie à répétition, la ligne rouge est vraiment franchie. Depuis plus de 20 ans, nous sommes le garde-manger des loups de France : ça suffit !” La FNO demande, immédiatement, une révision du cadre législatif pour que les éleveurs puissent défendre librement leurs troupeaux, et que le loup apprenne enfin à crainte l'homme. “Les louvetiers viennent assurer la défense de cette ferme” et sont équipés de fusils dotés de caméra thermique, “les aides proposées lors de la première attaque ayant montré leur inefficacité”.

Cette énième attaque montre que le loup “n’a pas un comportement naturel et ne craint plus la présence de l’Homme”, estime Claude Font. “Nous ne pouvons pas laisser, plus longtemps, l'élevage ovin sans défense. J'appelle à une prise de conscience rapide au plus haut niveau de l'État. Les plans loups successifs sont des échecs. Ils ont été conçus pour répon­dre à deux objectifs : celui de la conservation du loup, et celui de la sau­vegarde de l'élevage et des activités pastorales. Force est de constater que le deuxième objectif n'est toujours pas rempli.”


Autres productionsElevageLoup attaques éleveurs