MSA Provence Azur : la campagne des élections de 2020 est (presque) lancée

Publié le 01 mai 2019

Le président de la MSA Provence Azur (à gauche) a appelé les adhérents à se mobiliser pour les prochaines élections.

La dernière assemblée générale de la MSA Provence Azur, pour cette mandature, s’est déroulée le 18 avril à Vidauban. L’occasion pour les syndicats de faire entendre leur voix, dans la perspective des prochaines élections, et pour les assurés de mettre en avant les difficultés dans leurs démarches administratives.

Une élection chasse l’autre. Celle des présidents de Chambre d’agriculture terminée, c’est désormais celle des représentants de la MSA qui se profile. Même si ces élections ne se dérouleront qu’en janvier 2020, les représentants syndicaux de salariés et d’exploitants agricoles n’ont pas manqué de se faire entendre, lors de la dernière assemblée générale de la mandature 2015/2020. Plus que la CGT, c’est Max Bauer, président de la Coordination rurale 83, qui se sera montré le plus offensif, relayant les dysfonctionnements auxquels sont confrontés certains adhérents. L’AG a même pris des airs de pré-campagne électorale lorsque Jean-Paul Comte, son homologue de la FDSEA 04, a pris le micro pour répondre à une des interventions du président de la CR 83…

La DSN vivement critiquée

Mais la plupart des critiques sont venues de la salle et des adhérents, dont certains étaient venus exprimer leur mécontentement face à des bugs de la MSA, sur des sujets comme la durée de traitement des dossiers de pensions de réversion, jugée excessive, ou encore la mise en place de la DSN (Déclaration sociale nominative) et du Tesa (Titre emploi service agricole). Rappelons que le premier dispositif remplace (pour les employeurs) l’ensemble des déclarations périodiques et des formalités administratives adressées auparavant aux organismes sociaux (CPAM, Urssaf, caisses de retraites…). Quant au second, son objectif est de simplifier l’embauche de salariés en CDD et de travailleurs occasionnels. Autant d’incompréhensions auxquelles l’équipe de direction et le nouveau directeur général, Sylvain Hutin, ont essayé d’apporter des explications, sans toujours parvenir à convaincre. Ceci est d’autant plus difficile qu’une part importante des perturbations sont dues à des dysfonctionnements informatiques du réseau national. En revanche, un autre grief récurrent, lié à la difficulté pour les adhérents à joindre un interlocuteur de la MSA par téléphone, était lui aussi mis en avant par les personnes présentes dans la salle.

Un bilan de fin de mandature

Dans son rapport moral, en conclusion de l’AG, le président de la MSA Provence Azur, Antoine Pastorelli, a reconnu “que tout n’est pas parfait”, concernant les problématiques évoquées précédemment, mais assurant que le directeur général, en poste depuis le début d’année, “a engagé une réorganisation des services concernés, afin d’améliorer la situation. Nous en ferons un premier bilan à la rentrée.” Concernant la DSN, Antoine Pastorelli a rappelé que “les MSA ont subi ce projet national, certainement inadapté à nos petites entreprises.”

Il a enfin dressé un bilan de fin de mandature : “Il s’agit d’arriver armés, au moment où va se négocier avec l’Etat notre nouvelle convention d’objectifs et de gestion. Nous subirons de nouvelles coupes drastiques dans nos budgets et nos effectifs, si nous n’arrivons pas porteurs d’ambitions (…). Il nous faut conserver ou retrouver le soutien de nos adhérents, au risque de subir ce qui est arrivé au Régime social des indépendants”. Le président de la MSA a enfin appelé les adhérents à “la mobilisation”, dans l’optique des élections de janvier 2020. Avec deux mots d’ordre : obtenir des candidats pour tous les cantons et pour tous les collèges, d’une part ; et une amélioration du taux de participation de 2015, d’autre part, “avec un objectif de + 10?%, pour asseoir notre légitimité.”

Julien Dukmedjian


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