Pour une coopération viticole forte et attractive

Publié le 17 juillet 2019

Le conseil d’administration de la Fédération des Vignerons coopérateurs du Var s’est réuni le 2 juillet à Brignoles.

Entre le processus de rapprochement en cours avec Coop de France Alpes Méditerranée, et la création d’une ‘commission attractivité’, la fédération varoise des Vignerons coopérateurs entend poser des bases solides pour construire l’avenir de la coopération viticole.

Le 2 juillet à Brignoles, le conseil d’administration de la Fédération des caves coopératives du Var a été l’occasion de faire le point sur les différents dossiers en cours. Et pour commencer, son président, Laurent Rougon est revenu sur l’actualité concernant le projet de station de traitement par méthanisation des effluents de cave d’Azur Distillation, sur son site de Saint-Maximin.

Traitement des effluents : le projet d’Azur Distillation retoqué

Ce projet, qui nécessite une autorisation de l’Etat au titre de la réglementation sur les IPCE (Installations classées pour la protection de l’environnement), a suscité, ces derniers mois, une levée de boucliers de certains habitants et acteurs du territoire, craignant d’éventuelles nuisances, et vient d’être retoqué par la préfecture. “A la suite du bras de fer avec des riverains et élus du secteur, le préfet a refusé le projet pour manque de complément d’informations. En attendant de savoir quelle suite décidera de donner Azur Distillation, je veux dire, au nom de la fédération, que c’est un projet qui nous tient à cœur, car les caves et pas seulement les caves coopératives, ont de plus en plus de difficultés d’épandage. Face à la pression urbaine, aux rotations foncières et aux relations parfois très compliquées avec le voisinage, on arrive au bout du dispositif. On ne peut que déplorer que le préfet ait décidé de ne pas tenir compte de l’avis de la profession sur ce dossier. C’est un projet d’envergure pour solutionner le problème des effluents dans notre département, et je pense que c’est un outil qui sera indispensable dans les années à venir pour le monde viticole dans son ensemble. Les caves coopératives qui ont manifesté leur intérêt le réaffirment, et d’autres, qui n’ont aujourd’hui pas de besoin, restent solidaires du projet”, défend Laurent Rougon.

La fusion avec Coop de France Alpes Méditerranée toujours en construction

Autre sujet d’actualité pour les Vignerons coopérateurs du Var : la fusion avec Coop de France Alpes Méditerranée, déclinaison régionale du rapprochement national entre Coop de France et la CCVF, concrétisé en janvier dernier par la création de la section ‘Vignerons coopérateurs de France’, au sein de Coop de France. “Nous sommes toujours en phase de construction de ce rapprochement entre les fédérations des Vignerons coopérateurs du Var et des Bouches-du-Rhône et Coop de France Alpes Méditerranée au sein d’une commission viticole”, indique Laurent Rougon. Dans cette perspective, les parties en présence ont mis en place plusieurs commissions de travail sur la gouvernance, la stratégie et le modèle économique, ou encore les ressources humaines et l’organisation. “Actuellement, les administrateurs de Coop de France représentent des structures et pas des filières. Or, cette construction par filière est importante dans la mesure où la viticulture demande une comptabilité analytique”, précise Hélène Basset, directrice de la Fédération des caves coopératives du Var. Pour les Vignerons coopérateurs du Var, représentation, autonomie budgétaire de la future section viticole et maintien du niveau de service apportés aux viticulteurs sont trois axes essentiels. “Coop de France a toujours été structuré autour de la multiplicité des filières, et la viticulture, pourtant prépondérante, était mise en minorité. Il nous semble important désormais d’être représentés à hauteur de notre contribution. Les questions sur la gouvernance et l’organisation sont donc parfois un peu électriques, mais nous avançons. Nous sommes engagés dans un processus de fusion, où la viticulture et le Var doivent trouver leur place. Nous sommes là pour construire la viticulture de demain. Il faut s’organiser, se parler pour satisfaire cet objectif, malgré des approches qui peuvent être différentes”, insiste Laurent Rougon. Les prochains mois seront donc décisifs, le processus devant être achevé à l’horizon mars 2020.

G. LANTES


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