Tour d’horizon des actualités des IGP du Var

Publié le 30 octobre 2019

En dix ans, quelque 400 hectares de vignoble ont été perdus, malgré l’ouverture de droits nouveaux sur environ 800 hectares.

En attendant d’avoir plus de visibilité sur la récolte 2019, le Syndicat des vignerons du Var reste mobilisé sur de nombreux dossiers. Communication, foncier et changement climatique sont notamment à l’ordre du jour.

Réuni le 18 octobre à Montfort, le conseil d’administration du Syndicat des vignerons du Var a d’abord été l’occasion de faire un point informel sur les vendanges. Coup de froid printanier, puis sécheresse et canicule, ont compliqué le travail des vignerons au vignoble, la campagne se soldant sur des rendements hétérogènes, en fonction des secteurs et des cépages, mais aussi de l’accès à l’eau. “Là où il y a eu un peu de pluie, ça a été bénéfique. Face à ce problème de sècheresse, on observe aussi les effets de l’irrigation, qui permet de maintenir le végétal dans un état de stress hydrique acceptable et de rendement correct”, souligne Éric Paul, président du Syndicat des vignerons du Var. S’il faudra attendre les déclarations de récolte pour tirer un bilan définitif, les volumes devraient globalement être similaires à ceux de l’an dernier pour les IGP Var. Ce ne sera donc pas une grosse récolte. Mais “qualitativement, c’est un joli millésime, très aromatique”, précise Éric Paul.

Au niveau des ventes, les représentants de l’ODG pointent un été en demi-teinte, avec un bon démarrage de la fréquentation des caveaux en juin, puis un ralentissement de l’activité, sur le mois de juillet en particulier. Le constat est, peu ou prou, le même pour le circuit de la restauration. Quant à la campagne commerciale qui s’ou­vre, le président des IGP Var “en appelle à la prudence et la raison dans les négociations. Il y a de la demande. Il faut savoir accompagner les marchés pour y garder nos positions. Le premier objectif est de ne pas perdre de parts de marché”, insiste-t-il.

Actions de communication

À la lumière de l’examen de son budget prévisionnel, le syndicat prépare sa campagne de communication. Dans moins d’un mois, les IGP Var seront représentés lors des ‘Automnales de Genève’, dont le département est, cette année, l’invité d’honneur. L’ODG prévoit aussi de renforcer la présence de ses vins sur le salon ‘Just Rosé’ à Sanary, qui con­naît un succès croissant. Outre les parutions publicitaires prévues dans différents supports, les Vignerons du Var entendent maintenir leur action de communication auprès des aéroports. “On a, dans ce cadre, une belle visibilité et une belle image”, apprécie Jérôme Rouzier, directeur du syndicat.

Le partenariat avec Provence Distribution doit également être reconduit, trois semi-remorques étant désormais équipés de bâches aux couleurs de la marque collective ‘Rosé du Var’, portée par l’ODG. Enfin, le ‘Concours des soleils’ viendra, comme chaque année, mettre un coup de projecteur sur les vins en IGP Var, la commission communication travaillant à renouveler et redynamiser le concept. Les évolutions du programme de communication seront conditionnées aux cotisations des adhérents, et donc, aux volumes de ce millésime.

Foncier et ZNT au cœur des préoccupations

L’ODG participe, d’autre part, au Plan de conquête et de reconquête agricole, construit en concertation par la Chambre d’agriculture et les services de l’État. “En dix ans, nous avons perdu quelque 400 hectares de vignoble, malgré l’ouverture de droits nouveaux sur environ 800 hectares”, pose Jérôme Rouzier en préambule. “Cette perte est due à plusieurs facteurs. On voit néanmoins que les superficies en IGP baissent, et que les droits de plantation viennent tout juste compenser la perte. Ce plan de conquête va nous permettre de travailler sur les friches et la forêt. Toutefois, si l’on tient compte des couches de zonages et règlementations environnementales, les perspectives sur l’espace boisé sont réduites. Mais le plan est ambitieux, et nous allons tout mettre en œuvre pour qu’il aboutisse et soit une réussite”, développe Éric Paul à ce sujet.

Au cœur de l’actualité, le projet de ZNT habitations est une autre préoccupation majeure. “Au-delà de l’aspect purement phyto, ce sont les villes qui se rapprochent des vignes, et pas l’inverse. Il faut donc que les documents d’urbanisme tiennent compte de ces questions. Ces dispositifs de zone de non-traitement, anti-dérive et autres ne peuvent pas être supportés seulement par les agriculteurs”, soutient Éric Paul.

Gabrielle Lantes

 

 


Les administrateurs du Syndicat des Vignerons du Var se sont réunis le 18 octobre, dans les locaux des Caves du Commandeur, à Montfort-sur-Argens.

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