Vignerons indépendants : Des rencontres tournées vers l’export

Publié le 17 avril 2019

De nombreux intervenants sont venus éclairer la question de l’export de leur expertise.

Cette année, c’est le Var qui accueillait les rencontres nationales des Vignerons indépendants. Un temps fort de la vie de la confédération qui a rassemblé près de 300 vignerons indépendants, venus des quatre coins de France à Saint-Maximin et dans les environs, les 3 et 4 avril derniers.

Conférences, ateliers et visites de domaines, ont permis de s’informer et d’échanger autour de l’export, thématique centrale de l’évènement. “L’information circule de façon dynamique avec des intervenants de grande qualité, et des échanges riches nourris par les visites. Nous avons un même métier, des problèmes et des solutions à partager”, apprécie le président des Vignerons indépendants du Var, Christophe Durdilly. “Le Vigneron indépendant représente des valeurs d’authenticité, de savoir-faire, de terroir et de tradition, qui sont très prisées à l’export, et qui apportent une plus-value certaine”, complète Thomas Montagne, président de la Confédération nationale.

“Les vignerons indépendants sont quasiment tous des ‘monsieur Jourdain’, et font de l’export sans y prêter trop d’attention. Le tourisme étranger est déjà une relation à l’export. Pourtant, c’est une démarche qui nécessite une stratégie et une organisation. Il faut bien se connaître et bien connaître les marchés”, pose Olivier Prothon, intervenant de Business France. Si la qualité du produit reste le premier des préalables, et que l’image des vignerons indépendants est un atout indéniable, la fragmentation de l’offre et la concurrence sont des éléments dont il faut tenir compte.

Les clés de la réussite à l’export

Préparation, organisation et suivi sont, au gré des discussions, apparus comme les clés de la réussite à l’export. Missions, salons, approche individuelle ou collective, importateurs, agents commerciaux... les canaux sont multiples, et propres à chaque pays. De fait, chaque marché étant différent, le copier-coller ne fonctionne pas. Ainsi, le soin apporté à la présentation, au marketing, à la qualité de traduction des supports de communication sont, dans un premier temps, des préalables indispensables. La connaissance des marchés, des réglementations en vigueur, mais aussi celles des us et coutumes culturels et commerciaux, sont autant de facteurs dont il faut tenir compte, et l’exercice peut être complexe. Investissement, négociations, contrats se préparent en fonction des possibilités et des objectifs. L’organisation interne et externe doit être rigoureusement réfléchie pour être performante. Enfin, le suivi des démarches de prospections et des relations commerciales établies est incontournable. Bref, l’activité à l’export se construit sur le long terme.

“Tout commence par le vin, donc par le produit en lui-même”, rappelle Jean-Claude Riefle, vigneron alsacien et président de la commission ‘vin’ au comité national des conseillers du commerce extérieur de la France. “Le produit, c’est notre force, notre signature patrimoniale. Il faut que cette valeur se retrouve dans le verre.”

L’an prochain, c’est le département du Tarn qui accueillera les rencontres des Vignerons indépendants de France.

Gabrielle Lantes


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