Vignerons indépendants : “Indépendants mais pas isolés, confrères mais pas concurrents”

Publié le 17 avril 2019

Thomas Montagne (à g.), président des Vignerons indépendants de France, aux côtés de Christophe Durdilly, président de la fédération Paca.

À l’occasion des Rencontres nationales des Vignerons indépendants de France, leur président, Thomas Montagne, a fait le point sur les forces et les combats de la Confédération nationale pour défendre et valoriser le métier.

“Notre mouvement compte aujourd’hui 7 000 adhérents, et repose sur 33 fédérations départementales, à la base de notre organisation, chaque fédération ayant ses spécificités”, rappelle Thomas Montagne, président de la Confédération nationale pour encore quelques jours, en ouvrant les Rencontres nationales des Vignerons indépendants de France, qui se tenaient à Saint-Maximim, dans le Var, les 3 et 4 avril derniers.

“En tant que patrons de petites entreprises, nous nous sommes, dès le départ, saisis de l’aspect ‘business’ de notre activité. Et, dès 1979, nous lancions un premier salon à Paris. Nous sommes maintenant leaders nationaux et, de fait, mondiaux, des salons grand public viticoles, avec 14 salons. Ces derniers drainent un demi-million de visiteurs, à commencer par celui de la Porte de Versailles, qui se tient en novembre, et qui accueille en moyenne 130 000 visiteurs. C’est le 2e salon agricole français en fréquentation, après le Salon international de l’agriculture”, rappelle-t-il.

Toujours au niveau commercial, la Confédération a par ailleurs mis en place une plateforme virtuelle qui, “avec 2 500 vins référencés, est la plus belle cave que l’on puisse trouver sur Internet ! Ce n’est pas un site de vente, parce que le vin reste la propriété du vigneron. Nous restons très attachés à la liberté de nos vignerons. Chez nous, l’indépendance n’est pas un vain mot : la Confédération a créé et mis à disposition un système logistique, mais le vigneron reste maître de ses prix, de la vente et de la clientèle générée. C’est une place de marché qui rassemble 500 à 600 vignerons”, explique Thomas Montagne.

Un poids économique important…

En proximité, les Vignerons indépendants travaillent évidemment sur les circuits courts, mais pas seulement. “Nous sommes multicanaux : 95 % de nos adhérents font de la vente directe au caveau ! C’est notre ADN, surtout ici, dans le Sud, avec le flux touristique. Mais nous sommes aussi bien présents sur d’autres circuits. 68 % des Vignerons indépendants exportent leurs vins et, parmi eux, les trois quarts font du grand export. C’est tout, sauf anecdotique”, souligne Thomas Montagne. Et d’enfoncer le clou : “Nous sommes des acteurs économiques ‘importantissimes’ de la filière, que ce soit sur l’export ou l’œnotourisme, avec une diversification importante des offres. Nous avons toujours eu un contact très proche avec le consommateur, autour de nos valeurs d’authenticité et de savoir-faire. Sur dix millions d’œnotouristes en France, 4,9 millions passent chez nos adhérents”, expose le président national des Vignerons Indépendants.

Gabrielle Lantes


295 vignerons indépendants avaient le déplacement pour participer aux rencontres nationales, à Saint-Maximin.

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