Vitibanque : cinq mesures pour accompagner la filière vitivinicole

Publié le 12 mai 2020

À distance, le centre d’affaire dédié aux professionnels du vin de la Caisse d’Épargne Côte d’Azur reste mobilisé pour soutenir ses clients impactés par le coronavirus.

Implanté aux Arcs-sur-Argens, le centre d’affaire Vitibanque a ouvert ses portes en 2017, pour apporter des services et produits spécifiques aux acteurs du monde du vin, vignerons en cave particulière, caves coopératives, sociétés de négoce ou de distribution…

Alors que la filière est confrontée à la crise sanitaire, qui est venue s’ajouter à la taxe Trump sur ses exports aux USA, mais aussi à l’incertitude liée au Brexit et à l’épisode de gel du printemps, la structure a très vite mis en place cinq mesures pour aider les entreprises à passer ce cap difficile.

Pour commencer, le centre d’affaire reste ouvert avec deux collaborateurs présents sur site en permanence et trois en télétravail. Les clients de Vitibanque peuvent ainsi contacter leurs chargés d’affaires sur leur téléphone portable, ou via le standard du centre : 04 83 08 81 80. En cas de nécessité, des rendez-vous peuvent également être organisés, dans le strict respect des règles barrière. “Nous sommes très attentifs à protéger nos collaborateurs en respectant les consignes sanitaires, mais souhaitons continuer à servir nos clients”, déclare Philippe Rouquette, directeur du Centre d’affaire.

Adaptabilité et réactivité

Un accompagnement téléphonique sur les accès aux outils informatiques vient par ailleurs assurer que toutes les opérations puissent être traitées à distance, en fonction des besoins des clients. Ce service d’assistance peut, par exemple, porter sur les modalités de report des cotisations sociales et impôts, ou la gestion des prélèvements auprès des fournisseurs.

En interne, la Caisse d’Épargne Côte d’Azur (Cecaz) a fait en sorte d’optimiser la réactivité et l’adaptabilité de ses schémas délégataires. “Nous avons revu nos façons de travailler au profit de nos clients, de sorte à déployer rapidement des solutions qui demandent habituellement des délais plus long. Cela nous a notamment permis de rapidement mettre en place les prêts garantis par l’État”, explique Philippe Rouquette.

Depuis début avril, Vitibanque est en effet en mesure d’instruire, d’accorder et de faire signer ces prêts garantis par l’État (PGE), par voie électronique, dans le cadre du dispositif ouvert par l’État, pour pallier à la perte de chiffre d’affaires et dans les conditions d’éligibilité définies. “À ce jour, nous avons mis en place 40 PGE, pour un montant de 7,5 millions d’euros au centre d’affaire. Globalement, les demandes émanent de caves particulières et domaines dont les circuits de commercialisation sont perturbés. Les fonds sont versés dans un délai moyen de 72 heures”, indique Philippe Rouquette.

Enfin, Vitibanque a mis en place, de manière automatique, un report des échéances de prêt de six mois en capital et intérêts, pour les emprunts moyen et long terme. “Aucun frais de dossier n’est appliqué. Le coût des intérêts intercalaires, durant cette période de six mois de report, est ajouté au capital et, au 5 septembre, le prêt poursuivra son amortissement avec une durée de six mois supplémentaires”, précise la Cecaz.

Malgré le ralentissement de l’activité commerciale de la filière, les circonstances imposent une charge de travail et un rythme soutenus pour l’équipe de Vitibanque, qui reste plus que jamais mobilisée. 

Gabrielle Lantes


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